Les relations franco-soviétiques à l’époque du Général de Gaulle 

Les relations franco-soviétiques à l’époque du Général de Gaulle : le pragmatisme et l’intérêt national au-dessus des idéologies « passagères »*

La conception de l’Europe « de l’Atlantique à l’Oural » et l’obstination de ne pas se laisser à l’hégémonie américaine ont conduit à une ouverture de la politique étrangère gaullienne vers l’Est, Charles de Gaulle ambitionnant positionner la France en tant qu’arbitre entre l’Ouest et l’Est et sortir ainsi de la tutelle diplomatique américaine. A travers sa politique de rapprochement vers l’Est, Charles de Gaulle cherchait à contribuer à la détente mondiale de façon autonome par rapport aux Etats-Unis, voire à jouer son rôle dans une éventuelle coopération avec les Soviétiques afin de consolider la paix et la réconciliation internationale.

L’histoire des relations franco-soviétiques, ou plus précisément, gaullo-soviétiques avait déjà commencé en septembre 1941, quand le gouvernement soviétique a reconnu officiellement le Général de Gaulle comme chef de la France libre, en lui proposant sa collaboration. Trois ans plus tard, l’amitié entre la France libre du Général et la Russie du Maréchal Staline allait se concrétiser dans la signature du dernier traité bilatéral, en décembre 1944[1]. A l’occasion du diner officiel du 9 décembre 1944, à la veille du retour en France et après plusieurs jours de dialogues et d’entretiens entre les dirigeants russes et la délégation française, Staline porta un toast pour honorer « l’alliance » avec la France :

« Je veux boire au pacte, à l’alliance. Il faut que la France soit forte. Nous avons besoin d’une France forte. C’est comme cela que nous comprenons ce pacte. Plus la France sera forte, plus nos rapports seront étroits. La France a des chefs maintenant, des chefs intraitables, raides, ne cédant pas. C’est bien, c’est bien, c’est ce qu’il faut. J’en suis heureux. C’est ce qu’il faut à la France »[2].

Il reprit ses bonnes intentions à la fin de la réunion, en serrant la main du Général :

« Et, si jamais la France est en difficulté, n’hésitez pas à vous adresser à moi. Tout ce que je pourrai faire pour vous, je le ferai. »[3]

De son côté, le Général de Gaulle ne se laissa pas séduit par les paroles optimistes du dictateur soviétique et témoigna à son interprète de russe, sur le chemin de retour à Paris :

« Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas la domination d’un parti, ou d’une classe, mais celle d’un seul homme. Ce n’est pas un régime populaire. Il est contre la nature de l’homme »[4].

Après la guerre et pendant sa période de traversée du désert, Charles de Gaulle s’aligna aux convictions de la plupart d’hommes politiques européens quant à la supériorité militaire de Moscou, qui lui aurait permis de contrôler l’Europe, tandis qu’une contre-offensive américaine n’aurait pu être qu’incertaine et lointaine. Néanmoins, la puissance russe ne justifiait pas, aux yeux du Général, l’hégémonie que les Américains prétendaient maintenir en Europe, raison pour laquelle, dans toutes ses interventions publiques, il a critiqué véhément la politique de la IVe République la jugeant trop soumise aux exigences américaines, en détriment d’une éventuelle ouverture vers l’Est. Charles de Gaulle l’a nettement évoqué à l’occasion de sa dernière prise de parole avant son retrait de la vie publique, le 30 mai 1955 :

« S’il y avait réellement une politique française, c’est nous qui aurions pris l’initiative des conversations avec l’Est »[5].

Plus tard, le 25 mars 1959, à l’occasion de la première conférence de presse qu’il tint en tant que président de la République, Charles de Gaulle exposa sa vision relative aux rapports avec le bloc communiste. Adaptée au contexte historique, la conception gaullienne n’était pas pourtant en contradiction avec les positions exprimées avant 1958. Il critiqua la Russie soviétique à cause de la « crise ouverte à propos de Berlin » à la suite des pressions exercées depuis l’automne 1958 par son gouvernement sur les occidentaux à propos du statut de la ville[6]. Le Général de Gaulle adopta une attitude extrêmement ferme sur ce point, épousant le point de vue de la République fédérale qu’il considérait comme la seule Allemagne, avec laquelle la France a noué des liens d’amitié :

« Mais l’Allemagne actuelle ne nous menace nullement. Nous considérons même qu’avec ses capacités, son énergie, ses ressources, elle constitue un élément essentiel de la vie et du progrès de l’Europe et du monde entier. Et puis, comme il est naturel pour deux adversaires qui, après avoir longtemps combattu, ont renoncé à s’entre-détruire, la France et l’Allemagne sont décidées à coopérer. Sur ce point, la politique du chancelier Adenauer coïncide avec la nôtre »[7].

 Et qui avait la vocation à réunifier l’Allemagne tout entière, puisqu’il s’agissait d’un Etat démocratique alors que l’Allemagne de l’Est n’existait que par la volonté soviétique et au prix d’une implacable dictature.

En outre, le Général de Gaulle rejeta catégoriquement la proposition soviétique de neutralisation de l’Allemagne, qui aurait ouvert la frontière française aux Soviétiques. S’il n’était pas hostile à l’ouverture des négociations entre les grandes puissances, Charles de Gaulle considérait qu’elles seraient plus pertinentes si elles avaient pour objet d’améliorer le sort des deux tiers des habitants de la terre qui vivaient dans la misère, puisque « la seule querelle qui vaille est celle de l’homme ». Cette querelle devait être portée au sein d’une organisation fraternelle regroupant l’Europe et les Etats Unis, en vertu des ressources principales de la civilisation dont ils disposaient et qu’ils pouvaient mobiliser afin de « prêter leur concours aux autres » :

« En vérité, en notre temps, il n’y a qu’une seule querelle qui vaille. Et cette querelle, c’est celle de l’Homme. C’est l’Homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre, de développer. Nous autres qui vivons entre l’Atlantique et l’Oural, nous autres qui sommes l’Europe disposant avec l’Amérique, sa fille, des sources et des ressources principales de la civilisation, (…), que ne dressons-nous tous ensemble l’organisation fraternelle qui prêterait concours aux autres ? »[8]

Outre l’idée de la coopération entre l’Europe et les Etats Unis, en tant qu’acteurs privilégiés par rapport aux autres pays du monde, nous remarquons aussi la reprise de l’idée gaullienne sur l’Amérique, qu’il présenta pourtant en position d’infériorité face à l’Europe. Pour Charles de Gaulle, l’Amérique était la fille d’Europe, ce qui impliquait un rapport inégal de pouvoir entre les deux, tout comme la relation mère-fille. L’Amérique, en tant que fille d’Europe, devait s’aligner sur la position européenne, tout comme une fille qui devait écouter les conseils de sa mère. Dans la même logique, l’Europe devait s’imposer et tracer sa propre voie vers la construction d’une organisation capable de prendre soin « des autres » et l’Amérique, en tant que sa fille arrivée à la maturité, aurait alors le devoir de la soutenir et de l’aider à mener à bien ses propos.

La fermeté française face aux exigences soviétiques permetta de ramener à sa juste mesure le retrait engagé, quelques jours plus tôt, de la flotte française de Méditerranée du commandement intégré de l’OTAN, justifié par le Général de Gaulle au nom des intérêts stratégiques français au Moyen-Orient, en Afrique, en mer Rouge, à Madagascar, zone non couverte par les forces de l’OTAN :

« Monsieur, je vous dirai que ça ne me paraît pas être le moment ni le lieu d’expliquer, dans son ensemble, la façon dont la France juge que doit être organisée la sécurité mondiale et l’alliance Atlantique. Et je me borne à vous répondre sur un point particulier qui a été évoqué dans l’opinion publique, celui de la France reprenant la disposition de sa flotte de la Méditerranée pour le temps de guerre. Je peux observer que la zone d’action éventuelle de l’OTAN ne s’étend pas au sud de la Méditerranée. Le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afrique Noire, Madagascar, la Mer Rouge, etc., n’en font pas partie. Tout le monde sait cela. Mais on ne peut pas contester que la France puisse avoir, à un moment ou à un autre, et à quelque moment que ce soit, à agir dans ces contrées »[9].

En raison de la « coexistence pacifique » entre le monde communiste et l’Occident, notamment après la mort de Staline, intervenue en 1953, Nikita Khrouchtchev est reçu en visite officielle en France, en mars 1960. Il fut le premier chef d’Etat russe à s’y rendre en visite officielle depuis la Révolution russe de 1917. Lors du toast porté à l’occasion de la réception à l’Elysée du président soviétique et de son épouse, Charles de Gaulle justifiait leur présence tout simplement parce que « la Russie et la France ont eu besoin de se voir »[10]. Et afin de bien montrer que l’emploi du terme « Russie » pour désigner l’URSS ne résultait pas d’une erreur ou d’une négligence quant au langage utilisé, le Général de Gaulle développait longuement l’histoire des relations franco-russes, en soulignant le passé historique de deux pays, « filles d’une même mère, l’Europe ». Notons également que Charles de Gaulle reprit la métaphore mère-fille pour parler cette fois-ci, de la France et de la Russie – les deux, filles de l’Europe -, tout comme il l’avait dit de l’Amérique en 1959. Néanmoins, aux yeux du Général, les trois « filles » de l’Europe ne jouissaient pas de positions égales devant leur « mère ». En adaptant la formule métaphorique « la France, fille aînée de l’Eglise », nous pouvons parler de la France gaullienne comme « fille aînée de l’Europe », en vertu du rôle principal que Charles de Gaulle accordait à son pays dans la reconstruction européenne d’après-guerre.

D’ailleurs, nous pouvons interpréter son choix pour « la Russie » par le fait qu’à ses yeux, l’idéologie ne représentait qu’un élément négligeable – en raison de son caractère passager[11] – par rapport à « l’âme éternelle des peuples » et aux réalités géopolitiques. Derrière le masque du marxisme-léninisme, l’Union soviétique n’était, pour lui, en rien différente de l’empire des tsars[12]. Toutefois, Charles de Gaulle reconnût que la France et « l’Union soviétique » appartenaient, pour l’instant, à deux camps différents :

« Je me garderai, ce soir, d’insister sur le fait que, cependant, l’Union soviétique et la France se trouvent placées chacune dans l’un des deux camps entre lesquels se divise l’univers »[13].

Nous remarquons le changement de terme quant à l’Etat russe, qu’il appelait maintenant « Union soviétique » pour l’opposer à la France, d’où nous pouvons soustraire l’essence de sa vision par rapport aux relations franco-russes : la France et la Russie étaient bien « deux peuples dont l’âme profonde s’est formée à la même civilisation et qui, de tout temps, éprouvèrent l’un pour l’autre un attrait particulier », mais dès que la Russie est devenue l’Union soviétique, par le biais d’une idéologie passagère, elle se trouvait dans l’autre camps, des ceux qui divisaient l’univers. Mais, quand le communisme aura passé, l’Union soviétique redeviendrait la Russie, amie et alliée de la France. Entre temps, en nom de l’histoire et des Etats, enfants de la même mère, les relations devaient dépasser l’impasse idéologique et chercher le « modus vivendi », tant que la paix et le développement moderne restaient les buts communs des nations :

« Mais il semble qu’on en soit au point où, de part et d’autre, on veuille chercher les moyens d’empêcher que les rivalités ne mènent à la destruction, d’établir des rapports pratiques qui ne soient pas méfiants, ni malveillants et, même, peut-être, de mettre en œuvre un début de coopération pour porter une aide commune à tant de peuples qui, eux-aussi, aspirent à un développement moderne »[14].

Pourtant, la collaboration entre les deux pays fut « retardée » par les diverses crises qui ont rehaussé la tension entre les blocs : l’échec de la conférence au sommet de Paris de mai 1960[15], la brusque fin de la « crise de Berlin », intervenue le 13 août 1961 lorsque la ville fut coupée en deux par la construction du « mur de Berlin », et, enfin, la crise de missiles de Cuba en 1962, quand le Général de Gaulle fut le premier chef d’Etat à approuver la fermeté américaine[16].

Dans le contexte où le président français cherchait à mener une politique étrangère de plus en plus autonome par rapport au grand frère américain, les relations franco-soviétiques furent marquées par un rapprochement diplomatique, à la suite de la multiplication des visites officielles des ministres des Affaires étrangères français (Couve de Murville) et russe (Gromyko) à partir de 1965. Outre l’image rebelle du président français sur la scène internationale, ce rapprochement s’est réalisé aussi grâce à l’effort des hommes politiques français, dont Valéry Giscard d’Estaing qui, en 1964, s’est rendu à Moscou pour relancer les exchanges entre les deux pays[17]. Il s’agissait, en essence, de montrer au monde que le dialogue avec le monde communiste n’était pas un instrument de pouvoir réservé aux Américains.

Mais ce fut surtout le triomphal voyage que le président de Gaulle a réalisé à travers toute la Russie soviétique en juin 1966 à savoir, juste après que la France avait quitté l’OTAN, ce qui prouvait que l’indépendance n’était pas, pour lui, juste un mot vide de sens. Ce voyage représentait, pour le président français, l’occasion d’engager profondément les échanges entre Paris et Moscou de manière que des accords commerciaux, économiques, techniques et scientifiques soient signés. Mais avant tout, l’URSS accepta l’idée d’un « télétype rouge », chargé de relier directement l’Elysée au Kremlin – ce qui signifiait pour la France l’attestation que son rapport à l’URSS était autonome de la politique de la Maison-Blanche. Tout en lui gardant un parcours qui n’avait été réservé à nul autre chef d’Etat occidental[18], Charles de Gaulle contribua, de son côté, à conférer à sa présence en Russie tout son poids politique, à travers plus de trente déclarations publiques et entretiens sans repos avec les dirigeants soviétiques de chacune des régions visitées[19]. A la veille de son départ, le 30 juin 1966, le Général de Gaulle prononçât un dernier discours d’amitié où il résumait les résultats de cette visite « que la France de toujours rend à la Russie de toujours »[20], en insistant sur l’œuvre commun que les deux pays avaient à soutenir, tout en reprenant l’idée que l’Europe appartenait à la France comme à la Russie :

« Nous avons aussi à mettre en œuvre successivement la détente, l’entente et la coopération dans notre Europe toute entière afin qu’elle se donne, à elle-même, sa propre sécurité après tant de combats, de ruine et de déchirements. Il s’agit, par-là, de faire en sorte que notre ancien continent, réuni et non plus divisé, reprenne le rôle capital qui lui revient pour l’équilibre, le progrès et la paix de l’univers. »

En décembre 1966, ce fut Kossyguine, le Premier ministre russe, qui s’est rendu en France, permettant ainsi d’approfondir les accords déjà conclus[21]

Après tout, force est de souligner encore que les relations franco-soviétiques sous le Général de Gaulle furent constamment marquées par la position gaullienne à l’égard de la politique américaine, la politique étrangère du Général de Gaulle étant, en essence, dirigée par son refus d’accepter la bipolarité de deux grandes puissances. Si les Etats-Unis furent le grand ami et allié, leur ambition de monopoliser le monde démocratique gênait la politique d’indépendance nationale menée par le président français. Dans ce contexte, Charles de Gaulle a exprimé sa volonté d’agir indépendamment des Américains quant aux relations avec les pays communistes, et notamment avec la Russie à partir du moment où la mort de Staline en 1953 a mis fin à la phase aigüe de la guerre froide. Finalement, l’importance que le Général de Gaulle accordait à la relation de la France avec les pays de l’Est et notamment avec l’URSS ne relevait guère d’une approbation ou d’une certaine sympathie envers le régime communiste, mais d’une vision réaliste, voire pragmatique de la politique étrangère[22].

* extrait de Andrada Cretanu, « Le gaullisme: un patrimoine culturel immatériel. La patrimonialisation du politique dans le discours français », tome 1 et 2, thèse de doctorat soutenue à l’Université de Bordeaux, 2021


[1] Jean Laloy, « À Moscou : entre Staline et de Gaulle, décembre 1944 », Revue des Études Slaves, Année 1982 54-1-2 pp. 137-152 ;

[2] Ibidem, p. 150 ;

[3] Ibidem, p. 151 ;

[4] Charles de Gaulle, cité par Jean Laloy, Ibidem, p. 152 ;

[5] Charles de Gaulle, Conférence de presse du 30 mai 1955 ;

[6] La Russie jugeait que la situation d’occupation quadripartite n’avait plus de raison d’être, menaçant d’entraver la libre circulation entre Berlin-Ouest et la République fédérale d’Allemagne et de transmettre ses droits de puissance occupante aux autorités de la République démocratique allemande, contraignant ainsi les Français, les Britanniques et les Américains à reconnaître cette entité ;

[7] Charles de Gaulle, Conférence de presse du 25 mars 1959, disponible sur

http://fresques.ina.fr/de-gaulle/fresque ;

[8] Charles de Gaulle, Idem ;

[9] Charles de Gaulle, Conférence de presse du 25 mars 1959, disponible sur

http://fresques.ina.fr/de-gaulle/fresque ;

[10] Charles de Gaulle, « Toast adressé à Khrouchtchev », Palais de l’Élysée le 23 mars 1960, dans le fond d’archive numérisé, « Allocutions et discours de Charles de Gaulle (1944-1969) », disponible sur :

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/undefined/undefined/FRAN_0145_4366_L ;

[11] « Dans le mouvement incessant du monde, toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes n’ont qu’un temps. Le communisme passera. », Charles de Gaulle, Mémoires de Guerre, Idem ;

[12] Serge Berstein, « Visite en France de Nikita Khrouchtchev », Eclairage, disponible sur

https://fresques.ina.fr/de-gaulle/parcours/0008/de-gaulle-et-l-urss.html ;

[13] Charles de Gaulle, Toast adressé à Khrouchtchev, palais de l’Élysée le 23 mars 1960, dans le fond d’archive numérisé, Allocutions et discours de Charles de Gaulle (1944-1969), disponible sur :

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/undefined/undefined/FRAN_0145_4366_L ;

[14] Charles de Gaulle, Idem ;

[15] Suite au fait qu’un avion-espion américain U2 a été abattu au-dessus de l’Union soviétique alors qu’il photographiait des installations militaires, Khrouchtchev a fait savoir qu’il subordonnait sa participation à la conférence à des excuses publiques d’Eisenhower pour le vol de l’U2 et à la promesse que de nouveaux vols de ce type n’auraient plus lieu. Le président des Etats-Unis, encouragé à la fermeté par le général de Gaulle n’ayant consenti qu’à cette dernière demande, Khrouchtchev refuse de poursuivre les négociations et quitte Paris le 17 mai, cf. Serge Berstein, « Allocution du 31 mai 1960 », Eclairages, disponible sur

https://fresques.ina.fr/de-gaulle/parcours/0008/de-gaulle-et-l-urss.html ;

[16] Aude Vassallo, « De Gaulle et l’URSS », parcours thématique disponible sur

https://fresques.ina.fr/de-gaulle/parcours/0008/de-gaulle-et-l-urss.html ;

[17] Paul-Marie De La Gorce, Charles de Gaulle, op.cit., p. 519 ;

[18] Après Moscou, Leningrad, Kiev, Stalingrad – la ville symbole des espoirs des peuples en guerre contre l’Allemagne nazie et du tournant décisif vers la victoire, Novossibirzk aux lisières de l’Europe et de l’Asie, Akademgorod, cité réservée à l’élite de la science russe, Baïkonour, « cosmodrome » où de Gaulle fut le premier étranger à être accueilli et assista au lancement d’un satellite. p. 519 ;

[19] Charles de Gaulle, Voyage en URSS, documentaire disponible sur

 https://fresques.ina.fr/de-gaulle/parcours/0008/de-gaulle-et-l-urss.html ;

[20] Charles de Gaulle, Allocution prononcée à la radiodiffusion et à la télévision soviétiques, 30 juin 1966, dans Allocutions et discours de Charles de Gaulle (1944-1969), version numérisée disponible sur

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/undefined/undefined/FRAN_0145_8326_L ;

[21] C’était de Gaulle en personne qui l’a attendu à l’aéroport d’Orly, en lui adressant une allocution de bienvenue, disponible sur

https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/undefined/undefined/FRAN_0145_8609_L ;

[22] Paul-Marie De La Gorce, op.cit, p. 527 ;

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